Préparez vos actions de santé publique !

Afin de vous aider dans la programmation de vos actions de Santé Publique, nous vous proposons un focus sur :

🔸 Baromètre Santé Publique France

🔸 Cancer du col de l'utérus

🔸 Alcool - Dry January

🔎 NOUVEAU : Le baromètre Santé Publique France 2024 – édition Grand Est

Dans cette édition novatrice, Santé publique France met à disposition, pour la première fois, des indicateurs à l’échelle régionale par l’analyse des réponses des 2 400 personnes âgées de 18 à 79 ans résidant en région Grand Est. Ce « Point sur » dresse un panorama des comportements, des perceptions et des déterminants de la santé des adultes de la région au travers de 15 enjeux majeurs de santé publique :

➡️ Santé générale

➡️ Tabac

➡️ Vapotage

➡️ Alcool

➡️ Sédentarité

➡️ Activité physique

➡️ Dépression

➡️ Troubles anxieux

➡️ Conduites suicidaires

➡️ Hypertension artérielle

➡️ Diabète

➡️ Vaccination

➡️ Piqure de tique

➡️ Changement climatique

➡️ Canicule

Ce document sera actualisé en mars 2026 avec 5 thématiques supplémentaires : bien-être (score de satisfaction de vie actuelle), sommeil, antibiorésistance, chutes/accidents et traumatismes crâniens, ISTS (insécurité alimentaire).

🔎 Semaine européenne de prévention du cancer du col de l'utérus - Du 23/01 au 29/01/2026

Chaque année en France, plus de 3 000 femmes sont diagnostiquées avec un cancer du col de l’utérus et environ 1 100 en décèdent. Ce cancer survient généralement plusieurs décennies après une infection persistante par un papillomavirus humain (HPV) et touche des femmes souvent jeunes.

Le cancer du col de l’utérus est un cancer largement évitable si l’on combine deux mesures complémentaires de prévention :

 

  • La vaccination contre les HPV dès l’adolescence (prévention primaire) ;
  • Le dépistage régulier à partir de 25 ans (prévention secondaire).

Focus sur la vaccination HPV

La vaccination contre les HPV, recommandée en France dès 11 ans chez les filles et les garçons, progresse mais reste encore insuffisante. En 2024, 58,4 % des filles de 15 ans et 36,9 % des garçons du même âge avaient reçu au moins une dose. Ces chiffres sont en hausse par rapport aux années précédentes mais encore loin des 80 % visés par les objectifs nationaux du Plan cancer 2030. Cette progression s’explique notamment par la campagne de vaccination en milieu scolaire lancée à la rentrée 2023, qui vise à améliorer l’accès et l’adoption du vaccin chez les adolescents.

Les professionnels de santé de soins primaires jouent un rôle complémentaire et essentiel à cette mesure scolaire :

  • Créer un discours commun entre professionnels pour les parents, les adolescents et leur entourage,
  • Répondre aux questions de ceux-ci,
  • Proposer des action d’information,
  • Augmenter le taux de vaccination chez les garçons,
  • Faciliter la vaccination en travaillant en complémentarité avec l’éducation nationale notamment pour réaliser les rattrapages.

ℹ️ INFO !!! Prise en charge de la vaccination jusqu’à 26 ans :

 

L’extension de la prise en charge du vaccin HPV Gardasil 9 jusqu’à 26 ans a été officialisée par sa publication au Journal officiel du 12 décembre 2025. Cette mesure s’inscrit dans le prolongement des recommandations de la Haute Autorité de santé visant à élargir le rattrapage vaccinal contre les HPV à l’ensemble des jeunes femmes et des jeunes hommes jusqu’à 26 ans révolus, indépendamment de leur orientation sexuelle.

Attention : toutefois, la vaccination entre 11 et 14 ans demeure prioritaire, car elle offre une efficacité optimale.

💼 Des ressources pour vous accompagner

Focus Dépistage du col de l’utérus

[Selon INCA]

Chaque année, le dépistage permet de détecter 32 000 lésions précancéreuses et cancéreuses et plus de 3 100 cancers invasifs du col de l’utérus. Ce cancer reste à l’origine de 1 100 décès annuels. Grâce au dépistage régulier des femmes de 25 à 65 ans, associé à la vaccination des filles et des garçons dès 11 ans contre les HPV, ce cancer pourrait être éradiqué.

Toutefois, plus de 40 % des femmes concernées ne réalisent pas, ou pas régulièrement, ce dépistage. Pour favoriser le passage à l’acte et lutter contre les inégalités d’accès aux soins, il demeure essentiel de continuer à les informer sur les bénéfices de cet examen et sur les différents professionnels de santé habilités à réaliser l’examen. Pour les y aider, l’Institut national du cancer développe de nombreux formats d’information permettant à chacune d’entre elles de comprendre les enjeux de ce dépistage qui peut leur sauver la vie.

Il existe de nombreux enjeux en exercice coordonné :

 

  • L’accès au dépistage : qui réalise les frotis sur le territoire ?, quels sont les délais d’accès ?
  • Les crains des femmes : travailler sur les idées reçues, la douleur, les mauvaises expériences passées, l’image du cors et de l’intime, …

 

➡️ retrouvez les freins à la participation au dépistage identifié par l’INCA : https://www.cancer.fr/professionnels-de-sante/prevention-et-depistages/depistage-et-detection-precoce/depistage-du-cancer-du-col-de-l-uterus/sensibiliser-et-convaincre 

Rappel : retrouver les données locales sur REZONE CPTS (Indicateurs missions CPTS>prévention>dépistage cancers : col de l’utérus)

🔎 DRY JANUARY

[Selon le baromètre Santé Publique France]

En France en 2024, 22,2 % des adultes déclarent une consommation au-dessus des repères de consommation à moindre risque au cours des sept derniers jours (30,3 % des hommes et 14,6 % des femmes), proportion stable par rapport à 2021. Les plus concernés sont les personnes les plus favorisées en termes de diplôme et de situation financière perçue. 26,7 % des consommateurs dépassant les repères déclarent avoir envie de réduire leur consommation.

En ce mois de janvier, il peut-être l’occasion de parler d’alcool et de la consommation avec vos patients en pluripro !

C’est aussi l’occasion pour nous de vous reparler du projet « L’alcool ici on en parle », testé dans 3 MSP de la région Grand Est. Il a pour vocation à vous aiguiller, en tant qu’équipe pluriprofessionnelle en MSP, dans la mise en place d’une démarche de repérage précoce et interventions brèves (RPIB) auprès de patients ayant une consommation nocive d’alcool, sans dépendance. 👉 Plus d’information ici

BESOIN D'UN COUP DE POUCE ?

Manon DUMAS, notre chargée de mission santé publique, est à votre disposition pour vous accompagner, vous aider à valoriser au mieux vos actions  : manon.dumas@femage.fr – 06 45 39 77 49