IMPULSION : nouveau programme de dépistage du cancer du poumon

NOUVEAU : IMPULSION : le nouveau programme de dépistage du cancer du poumon expérimenté en Grand Est

Le cancer du poumon reste le premier cancer en mortalité en France. Détecté tôt, il peut être pris en charge à un stade où un traitement curatif est possible. C’est l’enjeu d’IMPULSION (IMPlémentation du dépistage du cancer PULmonaire en populatION), un programme pilote porté par l’Institut national du cancer et lancé fin septembre 2026 en Grand Est.

Un déploiement progressif en cours 

IMPULSION est une expérimentation de recherche, pas encore un dépistage organisé généralisé. Les centres ouvrent progressivement et la liste est encore en cours de consolidation : tous les territoires ne sont pas couverts à ce jour.

Le public cible ?

Les personnes de 50 à 74 ans, fumeuses ou ayant arrêté depuis moins de 15 ans, avec une exposition tabagique d’au moins 20 paquets-années, ou supérieure à 15 cigarettes par jour pendant plus de 25 ans, ou à 10 cigarettes par jour pendant plus de 30 ans

Quel parcours ?

➡️ REPERER, INFORMER, ORIENTER : Tous les professionnels de santé peuvent repérer une personne éligible, l’informer et l’orienter vers un centre participant. Le patient peut également contacter directement un centre via le site depistage-cancer-poumon.fr ou 34 33

 

➡️INCLUSION : l’inclusion est réalisé par un médecin investigateur qui vérifie l’éligibilité, présente le parcours de l’expérimentation, recueille de consentement et crée le dossier dans un système d’information national

 

➡️ SCANNER et SEVRAGE TABAGIQUE : le patient réalise ensuite un scanner thoracique à faible dose, sans injection, dans un centre d’imagerie participants (nécessité d’un logiciel particulier). Deux scanners sont prévus à 1 an d’intervalle, puis tous les deux ans. Pour les patients fumeurs, un accompagnement au sevrage tabagique est proposé.

 

➡️ Selon les résultats, un suivi adapté ou des examens complémentaires seront proposés

Quels enjeux ?

Grâce à une détection précoce des cancers du poumon, les études montrent que ce dépistage pourrait réduire de 20% la mortalité liée au cancer du poumon. En 5 ans, en France, on estime à 13 000 le nombre de décès qui pourraient être évités grâce à ce dépistage. L’objectif est d’inclure 20 000 participants en France et évaluer, sur cinq ans, les conditions les plus sûres et les plus efficaces d’un éventuel programme national.