Préparez vos actions de santé publique du mois de Novembre !

Afin de vous aider dans la programmation de vos actions de Santé Publique du mois de Novembre, nous vous proposons un focus sur :

➡️ La semaine nationale de lutte contre la dénutrition (16 au 22 Novembre)

➡️ Movember : focus sur la santé des hommes

🔎 Semaine nationale de luttre contre la dénutrition (16 au 22 Novembre)

La dénutrition s’installe souvent sans bruit. Elle concerne environ 2 millions de personnes en France dont environ 400 000 personnes âgées vivant à domicile, soit 4 à 10 % des plus de 70 ans (HAS). Le Collectif de lutte contre la dénutrition rappelle aussi que près d’une personne de plus de 70 ans sur quatre vit seule, ce qui est un facteur de risque majeur.

 

La dénutrition entraîne une fonte de la masse musculaire (sarcopénie), davantage d’infections, un risque accru de chutes, un retard de cicatrisation et un retentissement psychique et relationnel. Elle alimente un cercle vicieux : on mange moins, on perd de la force, on sort moins, on s’isole. Elle rejoint donc directement la prévention des chutes et le maintien de l’autonomie.

Prévention primaire : éviter que la dénutrition s’installe

Des messages à relayer et à soutenir par des actions :

 

  • Une alimentation régulière et diversifiée
  • Une activité physique régulière et adaptée
  • Une bonne hygiène buccodentaire
  • Les liens sociaux (notamment autour des repas)
  • Sensibiliser les aidants et les acteurs du domiciles
  • …

Prévention secondaire : repérer tôt pour agir vite

Plus la prise en charge est précoce, plus elle est efficace. Il s’agit de dépister les personnes à risque ou déjà dénutries, avant que la situation ne devienne sévère.

 

  • Se baser sur les recommandations de la HAS
  • Utiliser le questionnaire PARAD

 

Action possible : rédiger un protocole pluriprofessionnel

Prévention tertiaire : prendre en charge, suivre, éviter l’aggravation

Quand la dénutrition est installée, l’objectif est de la corriger et d’en limiter les complications (perte d’autonomie, chutes, hospitalisations, rechutes). Selon la HAS, la stratégie suit une progression :

 

  • Corriger les causes : problème dentaire, médicaments, dépression, isolement, difficultés à faire les courses ou à cuisiner.
  • Débuter par l’alimentation
  • Recourir aux CNO (complément nutritionnels oraux) si besoin
  • Réévaluer régulièrement et coordonner les acteurs

 

Action possible: formation ou ateliers des aides à domicile ou des aidants à l’enrichissement des repas

🔗 Ressources

POUR PLUS D’INFORMATIONS :

 

➡️ Semaine nationale de la dénutrition (inscription, kits de communication) : https://www.luttecontreladenutrition.fr/

 

EN COMPLEMENT :

 

➡️ Guide « Sensibilisation des acteurs du domicile à la dénutrition » : https://www.luttecontreladenutrition.fr/ressource/sensibilisation-des-acteurs-du-domicile-a-la-denutrition/
➡️ HAS, diagnostic de la dénutrition chez la personne âgée de 70 ans et plus : https://www.has-sante.fr/jcms/p_3297932/fr/
➡️ HAS, stratégie de prise en charge de la dénutrition protéino-énergétique chez la personne âgée : https://www.has-sante.fr/jcms/c_546549/fr/
➡️ Recettes enrichies (SRAE Nutrition) : https://www.sraenutrition.fr/recettes-enrichies/
➡️ Guide nutrition pour les aidants (Santé publique France) : https://www.santepubliquefrance.fr/nutrition-et-activite-physique/brochure/le-guide-nutrition-pour-les-aidants-des-personnes-agees

🔎 MOVEMBER : FOCUS SUR LA SANTE DES HOMMES

Chaque mois novembre, Movember mobilise autour de trois enjeux de santé masculine : le cancer de la prostate, le cancer du testicule et la santé mentale des hommes. Le mois suit Octobre Rose, avec le même objectif : parler de sujets longtemps tabous, repérer plus tôt et faciliter l’accès aux soins.

 

En Grand Est, l’enjeu est concret : l’incidence des cancers chez les hommes y est supérieure de 4 % à la moyenne nationale. Les pensées suicidaires déclarées par les adultes y sont aussi plus fréquentes (6,2 % contre 5,4 % en France, Baromètre de Santé publique France 2024).

Cancer de la prostate

C’est le premier cancer de l’homme en France, avec près de 60 000 nouveaux cas par an. Il touche surtout les hommes de plus de 65 ans (environ deux tiers des cas). Les facteurs de risque reconnus sont l’âge, les antécédents familiaux au premier degré (père, frère), l’origine ethnique et les expositions professionnelles (pesticides). Movember peut être l’occasion de :

 

  • Promouvoir les comportements favorables à la santé et donc protecteurs (comme l’activité physique, l’alimentation variée et équilibrée, limiter l’alcool et le tabac …) ;
  • Aider les hommes à connaître leurs facteurs de risque et à discuter individuellement de l’intérêt d’une démarche de détection avec leur médecin ;
  • Lever les tabous liés à la prostate, à la sexualité et aux examens médicaux

Cancer du testicule

Bien que rare (environ 2 200 à 2 700 nouveaux cas par an selon les sources), c’est le cancer le plus fréquent de l’homme jeune (15-40 ans). Son pronostic est excellent : il guérit dans plus de 9 cas sur 10, avec un taux proche de 99 % quand il est détecté tôt. Pourtant, il reste méconnu des jeunes hommes, et c’est souvent le patient lui-même qui découvre une masse. Movember peut être l’occasion de :

 

 

Un relais local : Moustachus Pays-Haut. Cette association de Meurthe-et-Moselle, créée en 2023, sensibilise toute l’année au cancer du testicule (stands de prévention, conférences, marches). Son président siège au conseil d’administration de la CPTS du Pays-Haut, avec une mission dédiée à la prévention de la santé masculine. Un bel exemple de coopération entre exercice coordonné et associations, qui peut inspirer d’autres territoires.

Santé mentale des hommes : lever les tabous

L’enjeu. Les hommes déclarent moins souvent une dépression (9,3 % contre 15,6 % des femmes, Baromètre santé 2021), mais cela ne veut pas dire qu’ils vont mieux. Ils représentent environ trois quarts des décès par suicide (75,1 % en 2023, Santé publique France), avec un taux près de trois fois supérieur à celui des femmes (21,2 contre 6,5 pour 100 000, DREES, janvier 2026), et deux fois plus élevé chez les plus modestes. La santé mentale chez les hommes est souvent tabou.

 

Un recours aux soins plus tardif. Quand un homme traverse un épisode dépressif, plus d’un sur deux (54 %) n’est pas pris en charge, contre 44 % en population générale (Baromètre 2024). La détresse est moins verbalisée, plus souvent masquée (irritabilité, alcool, retrait, surinvestissement du travail), et ils consultent plus tard.

💡 Movember peut être l’occasion de :

 

➡️ Promouvoir les facteurs protecteurs de la santé mentale (liens sociaux, compétences psychosociales, l’activité physique, les conditions de vie favorables, …)

➡️ Aborder la santé mentale en consultation, y compris quand l’homme vient pour un autre motif, avec des questions simples sur le sommeil, l’humeur et l’isolement.

➡️ Aborder la santé mentale sur des stands :

Le cosmos mental® : outils d’animation : https://www.psycom.org/agir/la-promotion-de-la-sante-mentale/kit-cosmos-mental/

➡️ Repérer les moments de fragilité : séparation, perte d’emploi, deuil, retraite, difficultés financières.

➡️ Orienter vers « Mon soutien psy » et vers le 3114, numéro national de prévention du suicide, accessible aussi aux professionnels et aux proches.

➡️ Valoriser ces actions dans l’ACI (thématique prévention du suicide, annexe 2).

BESOIN D'UN COUP DE POUCE ?

Manon DUMAS, notre chargée de mission santé publique, est à votre disposition pour vous accompagner, vous aider à valoriser au mieux vos actions  : manon.dumas@femage.fr – 06 45 39 77 49